19.03.2010
Journal sans aucun interet
je ne mets pas de majuscules je ne me relis pas, je ne me corrige pas, je ne cherche aucune sorte d'erreur, j'écris spontanément, sans jamais revenir en arrière
19.3.10, 17h15
je sais pas pourquoi j'ai ouvert ce blog. je suis la comme un con a me demander quoi ecrire. il fait enfin beau apres un hiver vrai de chez vrai, ma femme bosse jusqu'a 19h00, ma fille vient de rentrer, je devrais sortir nous promener un peu... prendre l'air... mais je suis la. avec toi qui me lis. toi... t'es qui toi. pourquoi t'es venu lire ce blog ? tu fouts quoi ici... t'as rien d'autre a faire ? c'est quoi l interet de lire les inepties de gens sur leurs blogs ? moi je l'ai jamais fait, pourquoi le fais-tu ? pourquoi t'es chez toi devant ton ordi ? t'as rien d'autre a faire de plus interessant, de plus vrai, de plus reel ? vivre la vraie vie, par exemple...
je sais pas pourquoi j'ai ouvert ce truc, j espere que je me souviendrai les mots de passe et meme l'identifiant. je vais le noter... au cas ou je devais revenir ici. je me demande pourquoi. j ai rien a raconter. je suis personne. une ombre furtive de 38 ans. je passe sur ce monde sans vraiment ... sans vraiment... des fois je sais pas ce que je ressens, ou comment l'exprimer. je ne me livre a personne depuis petit, je ne me trouve pas interessant, j ai toujours ete spectateur, plutot qu'acteur. je me demande quel mecanisme a provoque ma venue ici, et ce que je raconte. peut etre envie de me livrer. me raconter. tout le monde parle parle parle parle... de soi-meme... ca me barbe d'ailleurs la plupart du temps, je vais essayer de parler de moi, voir quel bien ca pourrait me faire. ou le mal. je ne sais pas si je suis normal en fait. tout l'indique. marié depuis 20 ans, stable, bon boulot, bien payé, bon payeur, bon pere je crois, bon mari je crois, bon collegue, bon voisin...mais je me demande ou est la normalité, ou meme ce que ca pourrait bien etre. je me suis toujours senti un peu a part tout en étant integré partout, mais toujours avec ce malaise que j'ai dans la vie, en societe, dans la rue, dans la foule. cette chose a moi, qui fait que.... tout m'ennuie, et cela me chagrine, car j'aime les gens finalement... mais la plupart sont pathétiques. j'en admire beaucoup pour leur courage,leur volonté, leur determination. j'ai toujours admiré... le courage, et l'élégance naturelle... je... je sais pas de quoi je suis en train de parler, ni comment j'en suis arrivé à ce que j ecris... je fais de l ecriture spontanée.. je ne me relis jamais. je ne corrige rien... je...quitte... je desteste les mondes virtuels, la vie est courte, je suis toujours frustré de n'avoir jamais le temps pour ceux que j'aime. je trouve anormal d etre ici alors que je devrais .... juste aller vers ma fille de 9 ans, lui dire encore, comme il y a 1 heure lorsqu'elle est rentrée d l'école... juste embrasser à nouveau ce bel être, lui dire encore que je l'aime, et que le 4 en maths ce n'est pas grave. je vais l'aider a faire ses fois comme elle dit - multiplications- . je vais essayer de ne jamais lui dire que je hais les chifres et les maths. ne pas lui insuffler mes peurs, limites, phobies a moi. j'ai toujurs pensé que... trop de parents ... spolient la nature de leurs enfants par leur attitude. un peu de jugeotte suffit a faire de bons choix... j''ai quitté l'école à 15 ans... l'école ma quitté en fait. bref... je n'y ai rien appris de vraiment utile, je n'ai aucun diplome, pas d'etudes pour ... justifier ma science, mon savoir. je n'ai que ma vie a moi, mon vecu, mon expérience, mes larmes, mes sourires, mon passé d'homme simple pour ...
je ne sais pas ce que je fais ici. je vais vers ma fille
20.03.10
samedi matin. j'ai sorti le chien, promenade avec ma fille dans le voisinage. 10h53. elle lit un bouquin, madame fait grasse mat, je zone sur mon ordi. pas envie de faire a manger. c'est pizza day avec salade tomates mozzarella.
ma mere a phoné hier, parlé avec ma fille et ma femme, et doit se rendre chez eux demain, 15h00. j'ai 2 frères et une soeur, ca fait toujours beaucoup de monde a la fois. jusqu'à il y a 3 ans, on se voyait tous les dimanches sans exception, puis, petit a petit, les choses se sont detériorées entre nous, sans aucun vrai motif qui en vaille la peine. je me suis pris la tete avec mon frère cadet lors d un pique nique en aout 2007, il s'est enervé, nous sommes montés dans les tours, des mots durs echangés et on ne s'est jamais plus parlé depuis ce jour. les enfants ne nous comprennent pas. moi non plus. c'était mon frere compagnon, on a vécu toute notre vie ensemble, avons vecu à deux ce que des enfants, puis des ados, puis de jeunes hommes peuvent vivre dans les circonstances de l'age. proches et unis, semblables en tous points de vue, même physiquement. petit a petit, les choses s'aggravent au niveau familial, car les uns prennent parti pour l'un, ou l'autre, et ainsi de suite. imperceptiblement ma famille a commencé à prendre ses distances avec moi - sauf ma soeur, indéféctible âme soeur- et nous avons commencé à espacer nos rencontres. nos dimanches. c'est triste, une famille si soudée, un clan si beau. j'ai eu un échange avec mes parents il y a 8 semaines, pas trop grave, mais depuis nous ne nous sommes plus parlés. j'ai rdv ce lundi avec une fiduciaire, pour remplir ma déclaration d impôts, signe que quelque chose s'est bien cassée. en effet, mn père l'a fait toute ma vie d'adulte.
j'apréhende l'ambiance demain, car... j'aime tous ses gens, autant qu'ils m'aiment, mais une espèce de stupide orgueil latin veut que les choses soient ainsi entre hommes. je suis très fatigué et décu de moi-même, autant que de ma famille, que nous ne puissions aller au delà de choses sans aucune importance, et vivre en paix le temps que nous avons à vivre. la famille doit être un havre, un refuge à ce monde parfois brutal et sans pitié. c'est dommage. c'est pourquoi mes deux blondes, la grande et la petite sont tout pour moi. ma famille. La famille, je mets une majuscule pour La.
bref, pas très envie de m'asseoir dans ce salon, embrasser tous ses gens, puis rester là et observer, attendre, voir les enfants jouer insouciants. nos enfants. image de nous mêmes il y a 30 ans. avec le recul, et dans ces situations, je m apercois que cette nature enfantine que je ne voulais jamais perdre, je l'ai probablement perdue il y a longtemps. je me promettais de ne jamais devenir un de ces adultes fades et moroses, peu rieur, sans imagination pour les histoires d'enfants, sans jamais aucune envie de faire des choses juste... débiles. j'en suis devenu un j'en ai peur. jusqu'à mes 25 ans la musique dans mes oreilles me faisait danser sans retenue ni honte, chaque partie de mon corps comme vivante, mon corps abandonné à lui-même aux rythmes d'un son. je pensais que je serais toujours ainsi, que telle était ma nature. aujourd'hui dans mes moments d'extase les plus fous au volant de ma voiture, seul, je monte à peine le son de la stéréo lorsque passe No Surrender de Bruce Springsteen, et fredonne à peine la chanson. il n'y a guère qu'en vacances que je redeviens un peu ce jeune homme drôle, un peu irrévérencieux, imprévisible et enthousisate. je ne parlerai jamais trop de mon travail, mais je pense qu'il me sape pas mal d'énergie, et accapare mon esprit plus que je ne voudrais. vivement le 3 avril, nous partons 10 jours pour l'egypte, je vais encore bien les faire rire, mes deux blondes.
24.03.10
dimanche matin ai phoné à mon père, pris des nouvelles, comment ça allait, etc. tout allait bien, il a été content de mon appel... je lui ai demandé si je pouvais lui apporter mes impots, il m a dit oui bien sur, avec plaisir. ils sont faits, et envoyés, le vieux m'a tout fait... c'est mon père. je suis son fils. il faut faire les premiers pas, simplement. notre relation s'améliorera sans doute, comme il dit souvent : tout passe mon fils, tout, sauf les remords ou les regrets, alors évite-les toujours, et fait de ton mieux. il a raison, cet homme est né avant moi, et je ne vrivrai jamais le tiers du quart de la moitié de ce qu'il a vécu. je comprends sa position, un père ne peut prendre parti entre deux fils, son but est de fédérer, pas de séparer, de diviser, du moins pas dans l'esprit de cet homme sage qu'est mon père, qu m'a toujours appris à répondre à la haine par l'amitié, et montrer ma grandeur d'âme surtout dans les moments difficiles. faudra que je lui redise un jour combien je l'aime, et combien jep eux pardonner ses erreurs, car nul n'est parfait, et il ne fut jamais qu'un simple mortel, un homme bon. je pense que ce qui est dur dans le deuil d'un être parti, n'est pas tant l'absence, mais le fait de vivre avec les regrets et les remords, de n'avoir pas su dire les choses importantes, comme la tendresse, l'admiration et l'amour. personne n'a jamais songé à nous apprendre l'amour à l'école, le courage d'aimer... il n'y a pas de manuel. quel gâchis.
je n'ai bien sur pas parlé mon frère, pas regardé une fois... c'est lamentable et je n'en suis pas fier, même si j'attends un geste de sa part. je lui ai offert un cadeau à noel, qu'il n'a pas ouvert. j ai été blessé, cest vrai. mais je sais que je ne pourrai pas vivre toute ma vie avec ca, et comme toujours, je trouverai le courage de faire ce pas qui coute. je le ferai, je le ferai. l'ami de ma soeur tant aimée, mon alter égo, a demandé la bénédiction de mes parents, pour épouser ma soeur. à l'ancienne. bravo, je l'ai admiré, son discours était meveilleux, et m'a beaucoup ému, je me sentais heureux de savoir ma soeur passer sa vie avec ce garcon que j'ai trouvé gentil depuis que je l'ai rencontré. je ne crois pas en dieu, mais si je me trompe, et s'il existe, je lui demande à mon tout de bénir cette union belle et éclatante d'amour.
ma fille a recu son carnet, de très bonnes notes, très bonne élève. pas la première de classe, car je lui apprends à ne jamais être le no 1, car c'est souffrir de la pression, et des groupes autour. le no 1 ne peut jamais avoir la paix, et dans la vie il faut essayer d'être heureux avant tout. elle y parvient bien, j'en suis très fier, pourvu que ca dure. fille unique, j'ai beaucoup d'attentes de cet enfant, secrètement, car je ne lui dis pas, ni ne lui fais sentir. elle doit choisir sa voie, je tente de développer son instinct, sa nature propre, sans trop la diriger. j'espère que cette méthode fonctionnera encore, car elle est une fille modèle, la petite blondinette dont j'ai toujours rêvé. un jour ce bout de femme de 27 kilos va découvrir que je suis son esclave, et que j'irais en enfer pour elle. elle le sait peut-être déjà, tant pis. je n'ai pas 38 ans. j'ai 9 ans, je suis né quand ma fille est née, j'étais un mort vivant, un emballage vide, une enveloppe sans timbre. elle m'a éclairé sur des tas de choses, comme ca, sans le faire exprès. ma fille m'a donné naissance, et pas le contraire.
sale journée au boulot. je suis très fatigué, vraiment vide. les responsabilités, la lourdeur de mon travail, la tension continue, le centre d'une logistique très lourde. les 10 jours de vacances me feront grand bien, j'en suis persuadé.
je vais lire la tribune, le matin, et le temps, mon passe-temps favori, sur mon canapé, vautré tel un invertébré échoué sur une plage. ma femme fait à manger, demain et après demain c'est mon tour de cuisine.
28.03.10
dimanche matin. les deux blondes dorment encore, sommes rentrés tard de chez la belle-mère, hier soir. je passais par là, avant d'aller sortir le chien. je pas pas quoi raconter ce matin... je suis l'affaire Lybienne, suis accro à l'actualité, et attends la suite pour max goldi, apres le retrait de la liste noire suisse, je me demande ce que fera muammar. il peut tout, aussi longtemps que le pétrole et le gaz seront les moteurs de nos économies, aussi longtempts que son énorme pays en jachère sera à construire après un aussi long ban la communauté internationale. je suis maintenant plus curieux de voir jusqu'ou sont capables d'aller les pays occidentaux dans leur choix entre le fric et les droits humains. l'europe a plié, les usa ont plié, les francais ont plié, tout le monde a plié auprès de ce tyran, au nom du fric. c'est très décevant, je sais ce qu'est la real politique depuis longtemps, mais cette fois je me sens très atteint de nous sentir abandonnés par ceux que je pensais être des alliés. j'ai double passeport, j'ai grandi ici, dans ce pays que j'aime tant. je me suis toujours senti plus suisse qu'autre chose, car j'aime et chéris ce pays imparfait et tellement différent de tous les autres. je suis fier, je sais que nous allons perdre des plumes dans l'affaire lybienne, mais j'espère que nous livrerons bataille à ce babouin....bédouin, pardon, sans trop courber l'échine. nous n'avons pas de lecons a recevoir d'autrui, nous sommes la plus vieille démocratie du monde, notre système politique est ainsi fait que ceux qui nous gouvernent n'ont pas vraiment la possibilité de faire leur métier pour s'enrichir, et voler le peuple. la suisse a cette force, cette nature du travail et de la solidarité, d'écoute de son peuple, de respect, que je n'ai jamais trouvé ailleurs. je sais que cette affaire lybienne nous coutera en termes financiers, mais je souhaite qu'elle nous apporte de la fierté à tous, de n'avoir pas cédé l'humain, le droit, la loi, au nom du pétrole, comme l'ont fait sans exception tous ceux qui nous entourent. ces "puissances" aux caisses vides, aux déficits sans fonds, obligés de se prosterner devant un terroriste qui les a saignés il y a 30 ans, dans le sens littéral du terme. vive la suisse. une pensée pour max goldi
a suivre peut-etre
17:31 Publié dans Journal sans aucun interet | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note